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Foire aux questions

Projet collaboratif frelon asiatique


La science collaborative, qu'est-ce que c'est ?
Le principe de la science collaborative est de conduire une étude en partenariat avec des observateurs (citoyens) et des organismes scientifiques, par l'application de protocoles précis. Les citoyens sont ainsi mis à contribution pour collecter un grand nombre de données difficiles à obtenir par d’autres moyens. Ce procédé permet de suivre des processus biologiques sur de larges territoires

 

Si je m'implique, quelles seront mes missions ?
Chacun des participants volontaires recevra des protocoles de suivis simples et illustrés ainsi que des fiches de terrain pour lui permettre de noter les informations utiles à l'étude. Si besoin, il sera appuyé par un référent local ou l'animatrice de l'ADAAQ. Les données récoltées devront ensuite être communiquées à l'ADAAQ qui les relayera à l'ITSAP et au MNHN. 
Attention, ce projet nécessite de la rigueur et de l'assiduité. Par exemple, un suivi de pression au rucher ne sera intéressant que s'il est mené sur la durée.


Comment fabriquer mes pièges ?
Tous les types de pièges sont pris en compte dans notre étude ; Veillez à bien spécifier le type de piège utilisé dans le formulaire, et soyez attentifs à la sélectivité des pièges que vous choisissez.

Voici deux propositions de plan pour la confection d’un piège « maison » :


Piège J. Blot :


     J. Blot

Matériel :

-          une bouteille de soda de 2L

-          un raccord PVC de diamètre 100mm

-          un bouchon PVC vissant (support de l’appât)

-          un petit récipient pour l’appât (de diamètre inférieur à 70mm)

-          une grille métallique avec des mailles de 3mm (isole l’appât de la chambre de capture pour que les insectes ne s’abîment pas dans le liquide)

-          une planchette de bois résistant à la pluie (20x20 cm)

-          fil de fer (60cm)

-          colle PVC

-          joint sanitaire


Outils : ciseaux, perceuse (avec forets de 2 ; 5,5 et 8mm), papier de verre pour ébarber les trous de sortie (pour ne pas mutiler les insectes non cibles), scie et cisaille à tôle.

 

Fabrication :

1) Percer 3 trous de 8 à 8,5 mm dans le bouchon de la bouteille, cette dimension permettant une meilleure sélectivité, source J. Duga)

2) Découper la grille en un cercle de 100mm ; la fixer dans le raccord PVC avec mastic et colle

3) Dans le raccord PVC, percer des trous de 5,5mm de diamètre tous les 2 cm à 5 mm au-dessus de la grille. (un trou sur deux pourra être double : soit d’une largeur de 10 mm pour une hauteur de 5.5 mm)

4) Ebarber les trous avec le papier de verre

4) Sectionner la base de la bouteille à 35 mm du fond, et l’entonnoir à 25 mm au-dessus de l’étranglement.

5) Rentrer le corps de la bouteille de 5 cm dans le raccord PVC et le fixer par un cordon de mastic de colle.

6) Coller le support du bouchon vissant PVC sur le fond du raccord

7) Placer le toit (planchette) à 15 cm au-dessus de l’entrée du piège, percer des trous dans la planchette et l’attacher grâce au fil de fer comme indiqué sur le schéma. Boucher les trous sur le toit à l’aide de la colle mastic.




Piège J. Duga / FNOSAD:

J. Duga


Remarque :

La photo de droite montre la dernière version du piège avec "piste d'atterrissage" en jaune. Les concepteurs ont ajouté une grille pour éviter que les coléoptères ne tombent dans "l'entonnoir".

 

Quel appât mettre dans mes pièges ?
Le MNHN et l’ITSAP préconisent le mélange suivant :

-          bière brune Pelforth ®

-          une cuillère à soupe de sirop de fraise Teisseire ®

-          une cuillère à soupe de Picon®

ou l’utilisation de l’appât commercial Véto-pharma®. Vous êtes libres de suivre ou non ces recommandations, à condition de bien spécifier dans le formulaire quel mélange vous avez utilisé.


Soyez vigilant à la selectivité de votre piège. Un renouvellement plus fréquent de l'appât vous permettra de réduire l'impact sur l'entomofaune non cible.


Ou placer mes pièges ?
Les retours d'expérience de nombreux piégeurs permettent d'identifier certaines essences comme étant très attractives pour les fondatrices, en particulier les camélias et les cotoneasters 


Plus généralement, il est préférable de placer les pièges à 50 cm du sol à proximité d’arbres à fleurs, de parterres de fleurs, de composteurs, près d’anciens nids, de ruches ou de matériel apicole.

 

Comment être sûr d’identifier le frelon asiatique ?
Attention aux confusions avec le frelon européen Vespa cabro. Pour reconnaître le frelon asiatique ainsi que son nid, référez-vous à la fiche d’identification fournie par le MNHN que vous pouvez trouver sur la page précédente. Si le doute persiste, n’hésitez pas à nous envoyer des photos pour validation.

 

Quand commencer le piégeage ?
Le piégeage des fondatrices de printemps peut débuter dès mi-février.

 

Quand dois-je cesser le piégeage ?
Pour notre étude, il est important que vous nous fassiez remonter les données récoltées au moins jusqu’à la fin du mois de mai. Vous pouvez poursuivre au-delà seulement si votre piège est suffisamment sélectif et que vous ne retrouvez pas trop de frelons européens ou d’ouvrières.


Que faire si je trouve un nid dangereux ?

Adressez vous directement à vos services municipaux qui seront les mieux à même de vous orienter vers un organisme de lutte local. N'oubliez pas de remplir nos formulaires concernant la localisation du nid en cliquant ici.


Contacts :

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter par mail :

kiliana.debellescize@adaaq.adafrance.org, ou sur les espaces dédiés dans les formulaires de renseignement de données.