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Dynamique varroa en temps réel


Suivez la dynamique d'infestation du varroa, les résultats 2017 en temps réel ! 

Données issues des différents projets expérimentaux de l'ADAAQ
 
Le suivi de Varroa dans vos ruchers est devenu indispensable pour appréhender sereinement votre saison apicole.
 
Même si la mesure de VP/100ab ne reflète pas exactement l'infestation des colonies d'abeille, c'est un puissant indicateur de la présence de Varroa sur les abeilles adultes.
 
L'ADAPI, l'ADAAQ et l'INRABioSP ont recueilli plus de 16 000 mesures des taux de VP/100ab dans des colonies d'abeilles au travers d'expérimentations, de suivis de ruchers et de retours d'apiculteurs. L'analyse de ces résultats a permis de définir un niveau mensuel moyen VP/100ab et de prédire des seuils moyens de nuisibilité .

Ces résultats ont été présentés aux journées de la recherche apicole 2017.

 
Consultez
le document pour vous aidez à interpréter vos mesures de terrain !
 
Les ruchers des apiculteurs Aquitains passés au peigne fin à la sortie d'hivernage 2016/2017 !
L’objectif premier est de réaliser un état des lieux de l’infestation du varroa au redémarrage de la saison apicole. 430 colonies réparties sur 43 ruchers aquitains ont été suivies pour ce projet ! Grâce à un traitement rapide des résultats, nous alertons les apiculteurs qui dépassent les seuils limites de nuisibilité pour leur permettre d’intervenir contre le parasite avant le début des premières miellées.

Attention, les résultats présentés ne sont représentatifs que des ruchers échantillonnés.
Pensez à cliquer sur les graphiques pour les afficher en pleine page et voir le detail
La figure 1 illustre le taux de VPH/100Ab des ruchers échantillonnés dans toute la région d'Aquitaine. On remarque ici qu'une partie des ruchers dépassent déjà les seuils de nuisibilité théorique de 1 VP/100ab recommandés en sortie d’hivernage, pour entrer en saison dans de bonnes conditions. La droite rouge indique la limite théorique à ne pas dépasser. 

Plus le taux moyen de VP/100ab du rucher tend vers la médiane (barre noire) plus le rucher est en "sécurité" vis à vis de Varroa.
La figure 2 illustre l'infestation varroa à la sortie d'hivernage en fonction des traitements réalisés en amont (2016 et début 2017). Pour la lecture du graphique, les lettres majuscules représentent les molécules utilisées, suivies des lettres minuscules qui représentent les périodes. On observe que les ruchers traitées avec des acides organiques sont plus infestés en sortie d'hiver.
La figure 3 illustre le pourcentage de pertes hivernales recensées sur les ruchers en fonction du traitement qui a été réalisé au cours de l'année précédente. Chacune des couleurs représente un itinéraire de traitement et chaque bâton représente une exploitation. La moyenne globale du pourcentage de pertes est de 21%, cependant sont observés des taux de pertes préoccupant sur certaines exploitations. Ici on ne distingue pas un % de perte plus élevé sur un itinéraire de traitement en particulier.
 
Attention ! Ruchers sous haute surveillance tout au long de la saison
Cette année, l’ADAAQ suit 8 ruchers de 15 colonies sur tout le territoire. Nous sommes sans cesse à la recherche de nouveaux médicaments pour contrôler le varroa sur les exploitations. L’idée de cette étude est d’étudier les approches innovantes mises en place par certains apiculteurs : raisonnement de la lutte tout au long de la saison apicole et à l’échelle du rucher. Ainsi plusieurs profils d’apiculteurs sont suivis toute la saison et l’impact de leur itinéraire technique sur le parasite est évalué. En plus des traitements à proprement dits, la préparation des colonies, la gestion du cheptel, le suivi en cours de saison de la charge parasitaire, les transhumances et l’hivernage sont autant de paramètres qui influencent le résultat des pratiques de lutte contre varroa et que nous suivons sur ce projet. 

Stratégies de lutte:
- 3 ruchers traités à l'amitraze fin d'été + Acide oxalique en hiver (R3,R6,R7)
- 1 ruchers traité à l'amitraze (R1)
- 3 ruchers traités à l'acide formique en lutte intégrée + Acide oxalique en hiver (R2,R4,R8)
- 1 rucher traité à l'acide formique en lutte intégrée (R5)


Les différents paramètres relatifs aux itinéraires techniques pouvant influencer varroa ne sont pas détaillés dans les stratégies ci-dessus. Ce sont des résultats préliminaires et les données seront analysées en profondeur par la suite. 

Mesures réalisées à chaque visite:

- VP/100ab (infestation)
- Quantité de couvain operculé dans la colonie (dynamique de la colonie)
- Gain de poids des colonies (performance de production)
La figure 4 représente l'évolution du nombre de varroa/100ab tout au long de la saison apicole, chaque couleur représentant un rucher. Les seuils d'infestation varroa théoriques à ne pas dépasser pour chacune des périodes sont matérialisés par les droites de couleur. Ainsi, en avril (D0, première date de prélèvement), les ruchers dont la médiane (barre noire) est au dessus de la droite rouge (1VPH/100Ab) courent un risque vis à vis de varroa. De la même manière les ruchers dont la médiane dépasse la droite bleue (2VPH/100Ab) en mai (D1) courent un risque vis à vis de varroa. Ainsi de suite pour les autres périodes. 4 ruchers (R2, R5, R7, R8) sur 8 sont au-dessus du seuil théorique de nuisibilité à la sortie d'hivernage (D0) et continuent de dépasser les seuils de nuisibilité aux autres dates(D1, D2).
 
Le graphique 5 représente l'évolution du gain de poids des colonies au fil de la saison. Pour le moment seul la miellée d'acacia est représentée. L'évolution du gain de poids des autres ruchers étant sur la miellée de bourdaine, ils ne sont pas encore visibles.(Données à venir). Le code couleur des ruchers du graphique 4 a été conservé. La récolte moyenne au rucher est représentée en violet. 
 
Le traitement de fin de saison oui ! Mais la guerre contre varroa c'est toute l'année !
Depuis 3 ans, l’association et ses partenaires (réseau des ADAs et de l’ITSAP) testent de nouvelles pratiques pour lutter contre varroa durant la saison. 2 ruchers de 40 colonies, soit 80 colonies, sont suivies. Malgré les précautions prises, beaucoup d’entre vous démarrent l’année avec des seuils d’infestation préjudiciables (suite à des échecs de traitement, réinfestations, phénomènes de résistances, etc.). L’objectif de cette étude est de tester des traitements ou des techniques innovantes adaptées à la période (dynamique des colonies, miellées proches), pour que les seuils préjudiciables ne soient pas dépassés.

Cette année nous testons trois approches en comparaison avec un lot témoin :
- retrait de l’intégralité du couvain puis traitement à API-BIOXAL® en sublimation (2 passages),
- ajout d’un cadre à mâle et destruction du couvain de mâles à trois périodes de la saison,
- traitement à l’acide oxalique en diffusion lente en présence de couvain. L’infestation varroa des différents lots est suivie du mois d’avril au mois de septembre et la performance des colonies est étudiée à travers le gain de poids et la dynamique.
Le graphique 6 représente l'évolution de la pression parasitaire au cours de la saison apicole. Chaque couleur représente un lot de 15 ruches sur lequel ont été testés des pratiques de lutte contre le parasite. Le lot témoin qui apparaît en bleu  et dont l'infestation se trouvait proche du seuil limite en début de saison (D0, Avril) a largement dépassé les seuils théoriques de nuisibilité aux deux dates suivantes de prélèvement (mai et juin). Le lot retrait de couvain + traitement à l'acide oxalique représenté en vert, qui dépassé à D0 le seuil critique de 1VPH/100Ab est repassé sous le seuil de nuisibilité en mai et en juin. Le lot retrait de couvain de mâle représenté en jaune dépassait également le seuil recommandé de 1VPH/100Ab à D0. Cette méthode n'a pas permis de repasser en dessous des seuils théoriques de nuisibilité pour les dates suivantes. La dernière modalité (Acide oxalique diffusion lente) est largement au dessus des seuils de nuisibilité préconisés en avril, en mai et en juin. Mais attention le traitement a été appliqué fin juin. Jusque là, ce lot peut être considéré comme un témoin. C'est seulement après le prochain prélèvement que nous pourrons mesurer un quelconque effet de cette pratique. La suite des résultats au prochaine épisode...

Etat des lieux de l'infestation varroa avant la miellée d'été (tournesol)
La miellée de tournesol est une miellée stratégique pour de nombreuses exploitations. Or le miel de tournesol présente aujourd’hui des rendements à la ruche qui ont été divisés par 3 en une quinzaine d'années. 

L’objectif spécifique de ce projet, outre la caractérisation des facteurs environnementaux influents et qui ne peuvent être maîtrisés par l’apiculteur, est de s’intéresser à caractériser une colonie « type » pouvant être apportée sur cette miellée. En effet, bien que certaines années soient jugées catastrophiques pour la production de ce miel, on observe une grande variabilité de production d’un apiculteur à l’autre, dans un même environnement. Nous cherchons ainsi des éléments de réponse à la question « comment dois-je préparer mes colonies pour cette miellée ? ».

C'est dans ce cadre que la pression varroa a été évaluée avant le début de la miellée sur 10 ruchers de 20 ruches, soit 200 colonies. En s’intéressant à cette mesure, nous souhaitons déterminer si le dépassement d'un seuil d'infestation "critique" à l'approche de la miellée d'été risque d'impacter le succès de la récolte.


D’après les résultats de l'observatoire de la lavande menés par l'ADAPI et l'INRA BioSP, le dépassement du seuil critique de 3 VP/100Ab à l'approche de la miellée d'été entraine une perte moyenne de 5 kg par colonie. 
Échantillons en cours d'analyse... Résultats prochainement disponible !