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Lutte moustique tigre



Lutte anti moustique tigre en Aquitaine

Le moustique tigre (Aedes albopictus), arrivé en France métropolitaine en 2004, est un vecteur des virus comme ceux du chikungunya, de la dengue et du zika. Depuis 2016, le moustique tigre est implanté dans les 5 départements d'Aquitaine qui sont de ce fait classés en niveau 1. La lutte contre ce moustique est gérée par les départements en collaboration avec la préfecture, l'Agence Régional de la Santé et les EID.




L'EID Atlantique (33) et Méditerranée (24 ,47,64) et l'opérateur Altopictus (40) sont mandatés par les département pour effectuer la surveillance de la progression du moustique tigre. L'objectif n'est pas d'éradiquer le moustique mais d’empêcher tout risque d'épidémie. En effet, si une personne, ayant contracté une de ces maladies à l'étranger, se fait piquer sur le territoire français, le virus pourrait alors être transmis à d'autres individus via le moustique.


Lorsqu'un malade est signalé (déclaration obligatoire du médecin), un protocole de lutte est déclenché. Une enquête avec recherche et piégeage de l'insecte est menée par l'EID. Si le moustique tigre n'est pas présent sur la zone, le protocole est stoppé. Si le moustique tigre est présent, un traitement insecticide à base de deltaméthrine est effectué par pulvérisation (insecticide pyréthrinoïde dangereux pour les abeilles avec potentiels effets létaux et sublétaux).


Ces traitements sont prioritaires pour des raisons de santé publique mais les EID cherchent à limiter au maximum les impacts sur l'environnement et donc les abeilles :


- les apiculteurs présents sur la zone sont contactés (dans la mesure du possible) au minimum 24h avant traitement (consigne de déplacer ou fermer et couvrir les ruches),


- rayon d'action faible de 200m atour du point de résidence (très majoritairement en zone urbaine ou pavillonnaire)


- les traitements se font vers 5h du matin,


- des zones d'exclusion sont mises en place autour des cours d'eau,


- la déltaméthrine est photo-dégradable et sa résilience est courte,


- les concentrations utilisées sont faibles (2g/Ha)



Pour les traitements préventifs ou les démoustications classiques l'EID utilise le Bacilius thuregiensis, a priori non toxique pour les abeilles.


Système d'alerte des apiculteurs :


Depuis l'été 2016, l'ADAAQ a intégré les boucles d'informations. Désormais, si une décision de traitement insecticides est prise en région, l'ensemble des apiculteurs du réseau seront informés très rapidement par email ou appels.


Bilan 2016 :


Plusieurs dizaines de cas de personnes malades ont été déclarés cette année mais un seul a nécessité un traitement : Mas d'Agenais 47430, le 7 et 15 juin.


http://www.sudouest.fr/2016/06/06/un-cas-de-zika-diagnostique-en-lot-et-garonne-2390174-3744.php#xtor=EPR-1481423348-[newsletter-geo-mont-de-marsan]-20160606


Plus d'informations sur :


http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/article/moustiques-vecteurs-de-maladies


http://www.eidatlantique.eu/


http://www.eid-med.org/